Ce blog se veut un antre littéraire où s’escriment les mots entre prose et poésie pour livrer à la vie un écrin de bonheur enchâssé de rubis du dire et de l'écrit. À l'encre du cœur, la plume de l'auteur se ressource pour tisser un tapis de lumière où les mots projecteurs balaient l'obscurité. Au sang de l'esprit, le poète rince son âme à l’eau pure de sa raison qui se pâme sur le parvis fiévreux de son ressenti.
mercredi 31 octobre 2018
mercredi 11 avril 2018
Ma peine, ma douleur
Le temps se referme sur moi comme
une prison
Mais dans ma peine il faut que je
sorte
Même si mon esprit, ballottant
entre les murs de la raison
Refuse humblement de m’ouvrir
grandement la porte
C’est dans ces moments que je te
sens entre mes cotes
Comme un pistolet prêt à dégainer
tous les instants
Tel le sanglot de l’océan criant
son mal de flotte
Et le temps fatigué bivouaquant à
l’orée du moment
Alors du fond bleu et fragile de
la vulnérabilité
En reptile, tu glisses vers le
royaume de mon cœur
Et là ! tu déposes par
paquets toute ta férocité
Qu’importe le mal s’il suffit à
ton bonheur
Tu restes là toute ouïe à écouter
ma misère
Le cœur déballant à petites
gouttes son histoire
Chaque battement étant un
témoignage à part entière
Une reconnaissance, un haut fait
d’armes et de gloire
Etendue telle une sieste sur le
hamac de sang et de chair
Tu sirotes, enchantée le jus
fruité de mes veines
Comme si ton paradis dépendait de
mon enfer
Mais sache que j’ai plein d’amour
et aucune haine
dimanche 1 avril 2018
Krispal et la générale
La misère de l’ONU ne cesse de faire des siennes tout au long de
ses conseils scabreux à nuls autres pareils et ses assemblées tout aussi
imbéciles qu’insipides. Au train où vont les choses, l’on est en droit de se
demander pour qui sonne le glas ? Sonne-t-il pour Pablo ou Pilar ? Ou bien
encore pour Jordan ou Maria ? Ou tout simplement pour l’amour ? Oui, lorsque le
glas sonne, quelque part il claironne et l’on s’en va en guerre produire des
morts à la pelle que l’on va fossoyer dans la Commune sous la pleine lune. Les
morts aiment le silence et la sonnerie aux morts leur rappelle une certaine
cadence. Comme c’est dur de mourir quand on a vingt ans.
Pour qui sonne le glas n’est qu’un visage de la guerre d’Espagne,
mais aussi bizarre que cela puisse paraitre, c’est la prestation de Nikki Haley
qui m’y renvoie chaque que celle-ci pète ou éternue à travers les chemins
biscornus de la fameuse ONU. Londres fut fatale pour Skripal ! une dose létale
aurait été derrière ce refroidissement paranormal. À chacun son mérite dit le
manifeste. À chacun selon ses capacités, dit le maître et Skripal fut Russe,
Américain, Anglais avant de mourir traitre et empoisonné. C’en est fini, le
glas ne sonnera plus pour lui. Ah, ce Londres étonnant et mystérieux ! Que ne
ferait-il pas pour faire de l’humour anglais un fade pourtour se complaisant
dans le Daily Mirror. Si le poète anglais John Donne était encore en vie pour
assister au départ de Skripal, il aurait dit : « la mort de tout homme
m’amoindrit parce que je fais partie de l’humanité, c’est pourquoi ne me
demande jamais pour qui sonne le glas, il sonne pour toi. » Traitre pour
les Russes, héros pour les Américains et les Anglais, le grand ou petit futé
aurait pu se la couler douce en bras de chemise, le long de la Tamise. Les
héros ne sont pas forcément forts et les traitres ne sont pas obligatoirement
faibles. Parfois, c’est juste une question de courage marié à une conviction.
Entre traitre et héros balance Madame Liberté !
John Donne le prédicateur aurait dit aussi : « Nul homme n’est une île complète en soi-même ; chaque homme est
un morceau de continent, une partie du Tout… » Alors sir John, les hommes se valent-ils au
sein de cette « O » nue où Nikki ne porte pas de bikini, car à dessein, elle
cache ses seins aux yeux de tous ces hommes-bas sans ardeur et sans vie. L’Histoire
D’O de Dominique Aury se récrée à l’envi dans les coulisses augustes et lisses
des Nations désunies.
La palme doit certainement revenir à cette Indoue
américanisée pour avoir déclaré la Russie coupable de meurtre planifié en terre
anglaise. Nikki persiste et signe du haut de son esprit médium que Poutine est
l’agent qui a tué avant le poison employé. Sous les yeux du Monde entier, la
présomption d’innocence est subtilisée par celle de culpabilité pour
paraphraser le représentant russe. L’espion tombe à Londres et l’Elfe Nikki
dénoue le crime en une fraction de seconde américaine pour trouver Moscou
encore les mains tachées de sang.
« Aujourd’hui, Nikki Haley, telle une chimiste expérimentée,
experte dans le domaine de la chimie, dénonçait des crimes de la Russie. Nous
sommes conscients depuis longtemps que pour désigner des coupables, vous n’avez
besoin d’aucune enquête ». Les propos du diplomate russe
sont on ne peut plus édifiants. L’alignement de l’Amérique sur la position britannique
est automatique. L’Amérique va plus loin en accusant Moscou de
l’empoisonnement. Oui, tout ce film juste pour faire payer à la Russie sa prise
de position en faveur de la Syrie. La Russie est en train de changer le monde
en brouillant les cartes maîtresses de cet Occident belliqueux et arrogant. L’Amérique
ne lui pardonne pas d’avorter ses projets au Moyen-Orient et en Extrême-Orient
en s’alliant à la Chine et l’Iran. De plus, il ne faut pas perdre de vue le dernier
discours de Poutine qui les a sérieusement ébranlés. Ils vont faire des mains
et des pieds pour mener la vie dure à la Russie sans toutefois dépasser le seuil
autorisé, car celui-ci a été déjà fixé. L’Angleterre qui selon le jargon de
certains politiques avertis joue le rôle de sous-marin américain va
certainement payer les frais de ses hostilités déplacées. En poste avancé, elle
sera la première à essuyer les retombées et cette fois-ci les Américains ne lui
seront d’aucun soutien. cliquer ici
Krispal n’est pas du tout mort, il continue d’attiser le feu en
semant la discorde entre les grands pays. Alors à quand la générale de Krispal ?
Peut-il être le prétexte à une troisième guerre mondiale ?
jeudi 15 mars 2018
Слушайте нас сейчас !
« Personne ne voulait nous écouter. Écoutez-nous maintenant ! »
C’est avec cette menace à peine déguisée que le Président Poutine s’est adressé
à cet Occident impérialiste et arrogant. Une attaque nucléaire ou même à base
de missiles balistiques de moyenne portée contre un de nos alliés sera
considérée comme une agression contre la Russie et la riposte sera immédiate,
déclara-t-il dans la foulée. On l’aura compris, Poutine ne mâche plus ses mots,
car l’Amérique et ses alliés viennent de franchir la « Volga ». Le Rubicon est
russe cette fois-ci. Il ne faut absolument pas perdre de vue que cela fait
suite à tout un étalage d’armes nouvelles et sophistiquées. Oui, pendant 45
minutes et à l’aide de projections vidéos, Poutine a décrit les nouveaux
vecteurs équipant désormais l’armée de la Russie. Donc, c’est preuve à l’appui
que Poutine fait sa démonstration de force en mettant en garde l’Occident
contre toute folie contre la Russie et ses alliés.
Juste après son discours enflammé et surtout cadencé, le
ministre de la Défense lui emboîte le pas en poussant le bouchon plus loin :
le bouclier antimissile de l’OTAN s’avère troué.
Hypersoniques, sophistiquées avec une manœuvrabilité extraordinaire,
pratiquement indétectables et pouvant atteindre jusqu’à 20 fois la vitesse du
son, les nouvelles réalisations du complexe militaro-industriel dépassent de
loin les armes de pointe de la super puissance américaine. En tout état de cause,
le discours de Poutine vient à point nommé pour contrer et mettre à bas la
nouvelle doctrine militaire prônée par le locataire de La Maison-Blanche. Il
vient aussi court-circuiter les plans d’agression, d’occupation et surtout de
partage de la Syrie. Il vient aussi de dissuader les États-Unis de porter une
frappe nucléaire tactique et limitée à l’armée syrienne. En effet, depuis
Gorbatchev et surtout Eltsine qui a accéléré le démantèlement de la Russie, les
Américains et leurs alliés n’ont pas cessé de la cerner de toutes parts avec
leurs systèmes défensifs et offensifs et ce juste à ses frontières immédiates,
mettant ainsi son pronostic vital en jeu. Les sanctions économiques
asphyxiantes et les nombreuses provocations ont fini par exaspérer les Russes
conscients de leurs problèmes et faiblesses face à l’hégémonie américaine.
Cependant, prenant leur mal en patience, les Russes ne demeuraient pas les bras
croisés en subissant humiliation sur humiliation, alors qu’ils sont derrière une
des plus grandes civilisations.
Il ne faut point oublier que depuis la chute du mur de Berlin et
la dislocation de l’Union soviétique, les pays occidentaux n’ont pas cessé
d’humilier la Russie. C’était d’un mépris caractérisé ! L’Occident avec à sa
tête les Américains est d’une arrogance indescriptible à l’endroit de la Russie,
pourtant celle-ci est beaucoup plus proche de l’Europe que ne le sont les États-Unis.
Que dis-je ! Elle fait partie intégrante du vieux continent. En principe, la
Russie est aussi européenne et l’Europe devrait s’allier plutôt aux Russes qu’avec
les Américains. Alors que les Occidentaux jubilaient, les vrais Russes, atteints
dans leurs chairs et dans leurs âmes, se sacrifiaient en souffrant en silence.
Oui, ils prenaient leur destin en main pour redorer le blason de leur grand
pays que certains pourris ont vendu au marché de la félonie et de la traitrise.
Oui, Monsieur Poutine est de ceux-là et il a réussi à rétablir un tant soit peu
la situation.
Que les représentants occidentaux multiplient les provocations
en hissant parfois le ton à l’endroit de la Russie, leurs états-majors les
atténuent en toute âme et conscience à travers les canaux ouverts à cet effet.
Que Nikki menace la Syrie de vive voix au Conseil de Sécurité, il y aura
toujours un Lavrov pour remettre les pendules afin qu’elle ne se trompe plus
d’heure. Que le représentant de la douce France se joigne au scandale, qu’il
revisite l’Élysée à la recherche de Sarkozy : il lui
racontera « Ah, si la Russie m’était contée ! » Quant à l’Anglaise,
la perfide Albion est tout un répertoire de mauvais complots. Qu’à cela ne
tienne ! Quand le vin est tiré, il faut le boire ! Seul Israël boit le calice
jusqu’à la lie. À trop tenter le diable, l’on finit par tout ramasser.
mardi 16 janvier 2018
Les Berbères arabes et les Arabes berbères(suite-2)
cliquer ici
« Ma grand-mère avait un tatouage amazigh sur son front. La majorité d’entre vous va me dire êtes-vous musulmane ? Oui musulmane, l'islam n'est pas l'apanage des arabes. Même les turcs, les perses, les kurdes, les philippins, les indonésiens... sont musulmans, et même certains européens sont musulmans.
Tous les livres de l'histoire ont reconnu que les berbères et les amazighs étaient les peuples autochtones de l'Afrique du Nord, envahi par les peuples Phénicien, Romain, Byzantin, Andalou, Ottoman... »
« Ma grand-mère avait un tatouage amazigh sur son front. La majorité d’entre vous va me dire êtes-vous musulmane ? Oui musulmane, l'islam n'est pas l'apanage des arabes. Même les turcs, les perses, les kurdes, les philippins, les indonésiens... sont musulmans, et même certains européens sont musulmans.
Tous les livres de l'histoire ont reconnu que les berbères et les amazighs étaient les peuples autochtones de l'Afrique du Nord, envahi par les peuples Phénicien, Romain, Byzantin, Andalou, Ottoman... »
« …Les conquêtes musulmanes du 7ème siècle
étaient des invasions de guerre dirigées par des soldats sanguinaires et
n'étaient pas une simple migration des populations du Sahara vers l’Afrique du
nord. Pour cela, tous les tunisiens qui se prennent pour des arabes à
l'origine, ont intérêt à chercher leur vrai origine c'est le plus
important... Je peux vous dire que le Liban, la Syrie, l'Iraq, la
Palestine, l'Iran ne sont pas des pays arabes à la base, leurs civilisations
ont été détruite par les hordes hilalienne. La vérité est que nous sommes
loin de la culture des déserts et des tentes, il n y a qu’à voir nos monuments
historiques en Tunisie ou dans les autres pays que je viens de
mentionner… »
L’auteure de ces mots n’est pas tout à fait
dans l’erreur, malgré son ras-le-bol de l’ordre établi des choses. Les
évidences ne sont nullement des vérités. L’auteure veut coute que coute se
démarquer d’un schéma stéréotype. Cependant la majorité des Maghrébins
s’identifie aux Arabes par amour beaucoup plus à l’Islam et au prophète qu’à
autre chose. Ils font justement l’amalgame entre Arabes et musulmans, alors que
les Arabes ne sont pas forcément musulmans et les musulmans ne sont pas
automatiquement des Arabes. D’ailleurs, certaines études scientifiques
indiquent que les Maghrébins sont ethniquement beaucoup plus proches des
Berbères et des Européens qu’ils ne le sont des Arabes.
Ce qui est probant, c’est que les Berbères sont
les autochtones habitant toujours l’Afrique du Nord. Nul ne peut affirmer ou
soutenir le contraire. En tout cas, la majorité des historiens, à l’exemple
d’Ibn Khaldoun et de Gabriel Camps, affirme que l’apport arabe est minoritaire
dans les populations maghrébines. Je ne comprends pas la réaction par trop
négative de certains Algériens auxquels ce texte ne s’adresse qu’indirectement
et qui défendent leur « arabité » à coups d’insultes et d’écart de langage.
S’ils se considèrent Arabes, alors ils sont Romains, Ottomans et Français
aussi. N’est pas Arabe qui veut. La langue arabe ne peut déterminer la race, sinon les interprètes russes, chinois et autres sont plus arabes que certains Algériens
hauts placés.
Le verdict de quelques chercheurs est sans
appel ! L’identité arabe du Maghreb est juste une vue de l’esprit, un fantasme
ne disposant d’aucun fondement dans la réalité. C’est un sujet tellement
épineux qu’il faut dépassionner le débat pour pouvoir en tirer quelque chose.
C’est hilarant de vouloir contre vents et marées appartenir à un monde « arabe »
qui te considère comme un « Arabe » de seconde zone. Pourquoi renier son
identité pour s’accrocher à une monstruosité ? Par les temps qui courent, un Arabe véritable aurait renié son identité et les siens qui ne sont que de faux dévots.
Ceux qui se prétendent Arabes tuent impunément les Arabes de souche ! Oui, ils détruisent
le véritable foyer arabe et de l’arabité. Selon Ibn Khaldoun, les Maghrébins ne
sont pas des Arabes, mais des Berbères « arabisés » (moustaaraboune).
Je voudrais attirer l’attention des Maghrébins
et surtout des Algériens sur le fait que les gens appelés arabes n’ont jamais
porté en sainteté les « Arabes » que nous sommes. Nous avons été
pour longtemps des non-Arabes « ajam » pour eux. Ils se considéraient en s’estimant
toujours supérieurs aux peuples soumis par les armes. Nous ne faisons pas
partie de la culture arabe selon l’approche des gens du Khalije. Même
musulmans, ils se conduisent avec les Maghrébins avec une certaine
condescendance frôlant le mépris caractérisé. Durant la décennie noire, de Berbères,
nous sommes passés à barbares dans leur langage réducteur et méprisant.
Rappelez-vous ces terroristes notoires qu’on qualifiait d’Arabes afghans !
Avez-vous la mémoire courte, messieurs les arabes malgré eux ? Oui, justement,
ils ont été regroupés, entrainés, financés et acheminés par ces Arabes
supérieurs qui continuent à détruire tout ce qui est arabe et musulman.
Il n’est pas honteux d’être Arabe ! Au
contraire, c’est un grand honneur de faire partie de la race du prophète
Mohamed que le salut soit sur lui. Oui, je le répète, n’est pas Arabe qui veut,
et ceux qui prétendent l’être ne le sont pas forcément. En effet, le Messager
est d’une lignée noble et d’une tribu aussi noble que respectée. Il fait partie
de la famille la plus illustre des Qoraichite : Beni Hachim. D’ailleurs,
il dit à ce propos : « Allah a choisi Kinana parmi les fils d’Adam et Qoraich
parmi la descendance de Kinana, et de Qoraich, les Beni Hachim, et m’a élu des
Beni Hachim. Je suis donc le meilleur issu des meilleurs. »Alors qui n’aimerait
pas être arabe et appartenir à cette lignée noble et illustre ? Seul un attardé
mental refuserait une telle aubaine. Seulement, comme je l’ai déjà dit, n’est
pas Arabe qui le désire ! Les Arabes véritables sont des gens valeureux et
nobles. Ce n’est pas pour rien que Dieu a choisi des Arabes comme prophètes et
messagers. Les Arabes sont des gens à principes et d’honneur. Leurs valeurs
clés sont justement l’honneur, la dignité, la noblesse, la fraternité, la
décence, la pudicité, la gravité, la sagesse, l’honnêteté, la modestie, la
décence et la fierté. En deçà de ces critères, tout être se déclarant arabe
n’est qu’un faux dévot. Cependant, il est utile de signaler que seuls certains
Arabes sont dignes d’être cités. Justement Dieu, dans son immense sagesse, nous
a immunisés en principe contre ces déviations en nous rapportant des faits
probants dans le saint Coran. Abou Jahl et Abou Lahab sont les oncles de
Mohamed et pourtant, ils sont devenus ses pires ennemis. Son propre peuple ne
l’a-t-il pas chassé de la Mecque ? N’ont-ils pas essayé de le tuer ? Tout cela
pour nous montrer qu’il ne faut point s’attacher à l’arabité que certains par
esprit étroit et de vengeance vont élever au rang de sacralité.
Salmane Al Farissi et Billal Ibn Rabah dit Al
Habashi, qu’Allah soit satisfait d’eux, deux compagnons du prophète, sont là
justement pour éclairer les esprits que l’obscurantisme et l’ignorance vont
aveugler jusqu’à diaboliser un pays musulman au nom de cette arabité que
d’aucuns utilisent à mauvais escient. À propos du premier, le Sceau des
prophètes (QSSSl) dit qu’il est de la famille. Cela veut dire que L’Islam ne
s’encombre ni de races ni de couleurs et qu’il n’est pas l’apanage des Arabes…(À suivre)
vendredi 12 janvier 2018
2019
Je vous livre ici mes convictions intimes à propos des élections présidentielles où le peuple est le dindon, la farce et la mare. Le canard, aurait dit notre voisin le papelard aux enfants du Bon Dieu qui pataugent du matin au soir. L’Algérie est-elle un adverbe dans le concert des nations civilisées où l’État civil est conjugué à tous les temps ? L’élection présidentielle est-elle juste une circonstance qui a pour fonction de modifier et compléter le sens d’un État circonstanciel ?
La grammaire politique algérienne ne saurait se défaire de ses règles primaires pour éventuellement passer au deuxième tour plutôt que le second. La présidence devient-elle alors invariable ou seulement de modalité ? Qu’à cela ne tienne ! 2019 approche à pas de loups dans ce désert de matière grise où l’on ne sait à quel saint se vouer, tellement l’esprit opportuniste est à cheval entre la mosquée et l’église. 2019 est déjà là en brandissant son bulletin de naissance pour le mettre dans l’urne grandement ouverte de la reconnaissance. C’est nul, crie le peuple en battant pavillon blanc !
Le vote est-il un droit civil ou un devoir politique ? Voter, c’est mourir un peu, aurait dit la chanson à un pâté de maisons du proche Liban. Oui, le pays du cèdre fonctionne avec ou sans. En effet, que peut-on faire d’un Président, sinon désigner un chef de gouvernement ? Fonction pour fonction, présider et gouverner sont deux voisins de palier. Alors, le peuple, il se trouve dans quel appartement ? Dans celui de gauche ou celui de droite ? Dans le cagibi, ou dans la cage d’escalier ? Il parait qu’il soit juste un verbe conjugué, à tous les temps et tous les vents, efflanqué d’un adverbe président.
L’Algérie n’éprouve nullement le besoin d’un président pour se sentir un pays dans le concert des nations. Un drapeau, ça flotte tant qu’il y a du vent et les goûts et les couleurs ne se discutent pas. Cependant, le peuple demeure une variable qu’il faut prendre en considération. J’aime ce peuple si doux qui marche en dodelinant le long des houx en bougeant ses oreilles pour écouter les merveilles de ses représentants riant aux corneilles. Certaines élites et pas des moindres proposent déjà Hamrouche comme le dernier coup de l’âne. D’autres avancent d’une manière subtile le présidentiable Chakib Khelil. Les dépositaires de l’Algérie algérienne mettent leur pronostic vital en jeu en inventant la cinquième saison.
Finalement, tout porte à croire que l’Algérie est une Renault-1000-kilos, sans lunettes avant, qu’il faut seulement conduire à reculons. Oui, les Algériens veulent avancer en regardant dans le rétroviseur. Merde, la marche arrière est-elle la seule vitesse apprivoisée par les Algériens et prisée par l’Algérie ? Hamrouche, Ouyahia, Belkhadem, Khelil, Benflis et Bouteflika ne forment-ils pas les pignons passés et cassés de la boite à vitesse algérienne ?
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